Le site­Photos­Accueil­Calendrier­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion­La carte
Newsletter
La newsletter du forum n'étant plus
distribuée, inscrivez-vous sur celle
ci-dessous !



Mailing list, liste de diffusion et gestion d'emailing
Derniers sujets
» Le post des anniversaires !
Aujourd'hui à 17:45 par mf

» 19/03/2010 - Béziers
Aujourd'hui à 17:35 par Gonzesse

» Ch'est l'printemps!!!
Aujourd'hui à 14:59 par une_fille_sur_le_toit

» Chatenay le 2 avril
Aujourd'hui à 12:48 par Gonzesse

» St-Avé (Vannes-56) 12/03/2010
Hier à 0:13 par Bob

» Culture Live! With ZanZeverino !
Ven 19 Mar - 14:23 par christoche

» Magali a besoin de vous tous !
Jeu 18 Mar - 22:09 par eMma

» c'est nouveau, c'est sous sarko
Mer 17 Mar - 20:30 par Servietska

» Regionales
Mer 17 Mar - 18:54 par eMma

» Cap'tain Swing!
Mer 17 Mar - 18:05 par Bob

» Pour qui voter dimanche ?
Lun 15 Mar - 20:24 par agnesb66

» Vous écoutez quoi en ce moment?
Lun 15 Mar - 16:04 par Servietska

» 10/03/2010 - L'Aigle
Lun 15 Mar - 9:13 par christoche

» des films....
Dim 14 Mar - 0:19 par eMma

» à vendre
Sam 13 Mar - 7:56 par eMma

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 14 utilisateurs en ligne :: 3 Enregistrés, 0 Invisible et 11 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Gonzesse, mf, Sylviane

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 68 le Mar 3 Avr - 12:34
Statistiques
Nous avons 530 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est jm villegas

Nos membres ont posté un total de 59984 messages dans 1894 sujets
Les concerts à venir

03/03/10 Pontchâteau (44)
04/03/10 Rouen (76)
05/03/10 La Souterraine (23)
06/03/10 Davézieux (07)
10/03/10 L'Aigle (61)
11/03/09 Le Mans (72)
12/03/10 Saint Avé (56)
13/03/10 Givet (08)
16/03/10 Cahors (46)
17/03/10 Pontault Combault (77)
18/03/10 Grenoble (38)
19/03/10 Béziers (34)
20/03/10 Orthez (64)
01/04/10 Lucé (28)
02/04/10 Chatenay Malabry (92)
10/04/10 Champs sur Marne (77)
14/04/10 Lille (59)
21/04/10 Morges (Suisse)
11/05/10 Creil (60)
14/05/10 à Berquet (40)
21/05/10 Montluçon (03)
22/05/10 Sallanches (74)
05/06/10 Saint Denis de Pile (33)
Liens amis
Concours Ma Fleur
Concours Rimini
.........
Concours La java des bombes atomiques
Concours Frida
Voici les premières participations au concours proposé par Stef !
 
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Place Django Reinhardt

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
eMma
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Féminin Nombre de messages: 2139
Age: 50
Date d'inscription: 29/10/2007

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Jeu 21 Jan - 20:51

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myspace.com/emmagatti
eMma
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Féminin Nombre de messages: 2139
Age: 50
Date d'inscription: 29/10/2007

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Jeu 21 Jan - 22:09

après celle là, ok, , je vous lâche......
j'ai plus d'batterie Palourde2


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myspace.com/emmagatti
Sapeur Mimi
Gratteur (tteuse) manouche
Gratteur (tteuse) manouche


Féminin Nombre de messages: 234
Age: 18
Localisation: La plaaage (aquitaine)
Emploi: Baskman !!
Date d'inscription: 09/07/2007

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Sam 23 Jan - 13:26

Google se met à la page aujourd'hui :

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
éric
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Masculin Nombre de messages: 2890
Age: 13
Localisation: 95
Date d'inscription: 10/12/2006

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Sam 23 Jan - 14:19

Andy Summers, le guitariste de Police, est de passage à Paris. On parle musique, évidemment. Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un « rocker » qui a consacré un disque à Thelonious Monk (« Green Chimneys », 1999). Dans les premières pages de son autobiographie (« One Train Later »), Summers raconte qu'un jour M. Furneaux, son professeur de musique en cours primaire, lui demanda de parler devant la classe de son intérêt pour le jazz, afin de le donner en exemple à cette bande de vauriens qui le chahutaient sans pitié. « J'ai lâché les noms de Django Reinhardt et de Duke Ellington avec la suffisance d'un fayot qui a pris la grosse tête », écrit-il drôlement. Django, le divin Manouche. L'idole de tout guitariste qui se respecte : « Django est indépassable, un pur génie », dit Summers, qui en revanche ne goûte guère ce qu'est devenu le genre « jazz gitan », souvent réduit à un folklore depuis la mort de son créateur. Cette « école tsigane de jazz », selon la formule plus exacte de Michel-Claude Jalard, connaît actuellement une vogue incroyable dans le monde entier et plus particulièrement en France, grâce à des chanteurs de variété fous de Django comme Sanseverino ou Thomas Dutronc, qui lui au moins connaît cette musique sur le bout du plectre pour s'être longuement et humblement frotté aux caïds du genre.

« Je déteste cette pompe rythmique, reprend Andy Summers. Ca m'étouffe. J'ai besoin d'espace. La musique de Miles Davis, voilà mon idéal... » Il n'est pas le seul à ressentir une lassitude certaine devant le clonage ad nauseam d'un style porté à sa perfection par le Quintette du Hot Club de France, circa 1935. Un quintette de rêve, le premier orchestre de chambre de l'histoire du jazz (pas de piano ni de batterie, que des cordes...), préfiguration de formations comme le trio de Jimmy Giuffre. Un groupe dont les enregistrements constituent les Tables de la Loi de ce swing manouche qui aura été le premier majeur au jazz, fusion miraculeuse du bal musette des faubourgs parisiens, de diverses musiques d'Europe centrale - valses hongroises, czardas, musiques juives - et du grand jazz américain que Django et son frère Joseph découvrent, éblouis, du côté de Toulon en 1930.
Enthousiasmé par les deux Manouches qu'il avait entendus faire la manche aux terrasses des cafés, un artiste peintre, Emile Savitry, les invite chez lui pour leur faire écouter ses quelques disques de jazz, notamment de Duke Ellington et de Louis Armstrong. Et là, terrassé par le génie solaire du trompettiste, «Django ne dissimule rien de son émotion, écrit Noël Balen, un de ses biographes, au point de ne pouvoir retenir quelques larmes. Il est bouleversé, tétanisé par une révélation dont il ne peut maîtriser la force».

Le destin de Django vient de basculer. A cette époque, il se remet encore doucement du terrible accident du 2 novembre 1928 - l'incendie de sa roulotte - dans lequel il avait perdu l'usage de deux doigts de sa main gauche. Pendant l'année et demie qu'il a passée à l'hôpital, Django a fini par recouvrer, au prix d'efforts inimaginables, sa virtuosité quasi surhumaine et l'expressivité unique de son jeu, mission a priori impossible. Ses médecins en sont restés médusés. Il faut voir Django pour le croire. Universal vient de rééditer un coffret de trois CD augmenté d'un bonus inestimable, « Jazz Hot » (1939), le seul film où l'on peut apercevoir Django jouer avec une bande-son synchrone. Vous n'en reviendrez pas.


Quelques grands musiciens tsiganes actuels comme Boulou et EliosFerré, Stochelo Rosenberg, Tchavolo Schmitt, David et Mandino Reinhardt, Angelo Debarre, Raphaël Faÿs ou Biréli Lagrène célèbrent toujours ce swing manouche à la perfection. Mais plus qu'à la lettre djangologique, c'est à l'esprit d'aventure de leur maître qu'ils sont restés fidèles. Car Django n'a jamais cessé de se quitter, de rêver chaque jour de « rythmes futurs », pour paraphraser le titre d'une de ses plus hallucinantes compositions de 1940.

On ne le répétera jamais assez, Django était tout sauf un conservateur des arts et traditions populaires : un authentique moderne. Des premiers enregistrements de 1928 (banjo et guitare) au côté de l'accordéoniste Jean Vaissade, un des as du musette, aux ultimes et visionnaires enregistrements réalisés en 1953, quelle trajectoire ! Qui passe par le Quintette du Hot Club de France, avec Stéphane Grappelli ou le clarinettiste Hubert Rostaing comme interlocuteurs privilégiés, par les rencontres avec les plus grands jazzmen américains - Coleman Hawkins, Eddie South, Rex Stewart - ou quelque météore comme le violoniste Michel Warlop, ou encore par les ambitieuses tentatives orchestrales du groupe Django's Music...
Mais revenons un instant aux séances du 19 mars et du 8 avril 1953, à quelques semaines de la mort de Django, le 16 mai, à 43 ans. A cette époque, le guitariste a pris ses distances avec Paris. Il ne supporte plus ce statut de musicien de boîtes de nuit. Il passe le plus clair de son temps à peindre ou à pêcher à la mouche, et ne touche pratiquement plus son instrument. Mais depuis la fin de la guerre, la révolution bop, dont Charlie Parker et Dizzy Gillespie sont les meneurs, le travaille.

Il admire ces hommes sans réserve, il sait quel e futur passe par eux. Alors, armé d'une superbe guitare électrique - il a abandonné depuis un moment sa fameuse Selmer # 503 acoustique - dont il utilise à merveille les possibilités sonores (clarté, volume, sustain), entouré de quelques-uns de jeunes « modernistes » parisiens, dont les pianistes Maurice Vander et Martial Solal, il va ces deux jours-là coucher sur bande des choses absolument fabuleuses, comme « Blues for Ike » (solo totalement parkérien, parfum tsigane inimitable), « Brazil » ou « Deccaphonie ». Tout y est, la fluidité, le chant, la clarté, la folie heureuse. Sans ce Django-là, Jim Hall, Pat Metheny ou Pat Martino n'auraient pas existé. Puis Django le Manouche s'est tu. Il ne voulait plus rien. Sinon « la campagne, la p'tite route, le bord de l'eau ». Pour l'éternité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Servietska
Gratteur(tteuse)
Gratteur(tteuse)


Féminin Nombre de messages: 104
Age: 62
Localisation: sud
Date d'inscription: 30/11/2009

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Mar 26 Jan - 10:02

pfff p***** qu'est ce que c'est lourd de ne pas vivre a paris.... Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le senegaulois
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Masculin Nombre de messages: 1187
Age: 40
Localisation: zone atomique à l'est de lyon
Emploi: Guitariste - baby sitter
Date d'inscription: 17/10/2006

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Mar 26 Jan - 14:19

belle hommage d'un véritable connaisseur ...
je ne savais pas que django s'était enregistré en electrique. Quelqu'un a l'album ?

Qui a écrit l'article eric ?

_________________
Réflechir c'est fléchir deux fois - extrait du site la zone de dehors de Alain Damazio
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.sama-africa.com/
lullule
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Masculin Nombre de messages: 2402
Age: 38
Localisation: droit devant moi (92)
Emploi: Raye pelloche & tortionnaire de sons
Date d'inscription: 12/07/2006

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Mar 26 Jan - 17:15

C'est un double album en, fait "pêche à la mouche"

_________________
Lalo Shiffrin à la valse, c'est le plus fort !
This Cat's On a Hot Tin Roof!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
éric
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Masculin Nombre de messages: 2890
Age: 13
Localisation: 95
Date d'inscription: 10/12/2006

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Mar 26 Jan - 18:01

Le senegaulois a écrit:
belle hommage d'un véritable connaisseur ...
je ne savais pas que django s'était enregistré en electrique. Quelqu'un a l'album ?

Qui a écrit l'article eric ?


Bernard Loupias journaliste rubrique musicale du nouvel obs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
vaca loca
Gratouilleur(lleuse)
Gratouilleur(lleuse)


Féminin Nombre de messages: 13
Age: 29
Date d'inscription: 17/10/2009

MessageSujet: swing   Ven 29 Jan - 16:41

http://www.myspace.com/lechantdumonde Trio punie mais merci pour les videos

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
eMma
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Féminin Nombre de messages: 2139
Age: 50
Date d'inscription: 29/10/2007

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Ven 29 Jan - 18:19

vaca loca a écrit:
merci pour les videos



de rien

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myspace.com/emmagatti
eMma
Suprême swingueur (gueuse)
Suprême swingueur (gueuse)


Féminin Nombre de messages: 2139
Age: 50
Date d'inscription: 29/10/2007

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Jeu 4 Fév - 19:34


Inauguration de la place Django Reinhardt à Paris
envoyé par mairiedeparis. - Regardez la dernière sélection musicale.

Django Reinhardt et le jazz manouche - Ou les 100 ans du "jazz à la française"
avec 1 CD audio
Jean-Baptiste Tuzet




2mn15 avec Jean-Baptiste Tuzet : "Django Reinhardt & Paris"
envoyé par mairiedeparis. - Regardez plus de clips, en HD !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myspace.com/emmagatti
stef
Grand Maître Swingueur Hors Classe
Grand Maître Swingueur Hors Classe


Masculin Nombre de messages: 2110
Age: 49
Localisation: champs elysées..paris
Emploi: a des angoisses...
Date d'inscription: 14/10/2006

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Mer 10 Fév - 15:39

éric a écrit:
Andy Summers, le guitariste de Police, est de passage à Paris. On parle musique, évidemment. Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un « rocker » qui a consacré un disque à Thelonious Monk (« Green Chimneys », 1999). Dans les premières pages de son autobiographie (« One Train Later »), Summers raconte qu'un jour M. Furneaux, son professeur de musique en cours primaire, lui demanda de parler devant la classe de son intérêt pour le jazz, afin de le donner en exemple à cette bande de vauriens qui le chahutaient sans pitié. « J'ai lâché les noms de Django Reinhardt et de Duke Ellington avec la suffisance d'un fayot qui a pris la grosse tête », écrit-il drôlement. Django, le divin Manouche. L'idole de tout guitariste qui se respecte : « Django est indépassable, un pur génie », dit Summers, qui en revanche ne goûte guère ce qu'est devenu le genre « jazz gitan », souvent réduit à un folklore depuis la mort de son créateur. Cette « école tsigane de jazz », selon la formule plus exacte de Michel-Claude Jalard, connaît actuellement une vogue incroyable dans le monde entier et plus particulièrement en France, grâce à des chanteurs de variété fous de Django comme Sanseverino ou Thomas Dutronc, qui lui au moins connaît cette musique sur le bout du plectre pour s'être longuement et humblement frotté aux caïds du genre.

« Je déteste cette pompe rythmique, reprend Andy Summers. Ca m'étouffe. J'ai besoin d'espace. La musique de Miles Davis, voilà mon idéal... » Il n'est pas le seul à ressentir une lassitude certaine devant le clonage ad nauseam d'un style porté à sa perfection par le Quintette du Hot Club de France, circa 1935. Un quintette de rêve, le premier orchestre de chambre de l'histoire du jazz (pas de piano ni de batterie, que des cordes...), préfiguration de formations comme le trio de Jimmy Giuffre. Un groupe dont les enregistrements constituent les Tables de la Loi de ce swing manouche qui aura été le premier majeur au jazz, fusion miraculeuse du bal musette des faubourgs parisiens, de diverses musiques d'Europe centrale - valses hongroises, czardas, musiques juives - et du grand jazz américain que Django et son frère Joseph découvrent, éblouis, du côté de Toulon en 1930.
Enthousiasmé par les deux Manouches qu'il avait entendus faire la manche aux terrasses des cafés, un artiste peintre, Emile Savitry, les invite chez lui pour leur faire écouter ses quelques disques de jazz, notamment de Duke Ellington et de Louis Armstrong. Et là, terrassé par le génie solaire du trompettiste, «Django ne dissimule rien de son émotion, écrit Noël Balen, un de ses biographes, au point de ne pouvoir retenir quelques larmes. Il est bouleversé, tétanisé par une révélation dont il ne peut maîtriser la force».

Le destin de Django vient de basculer. A cette époque, il se remet encore doucement du terrible accident du 2 novembre 1928 - l'incendie de sa roulotte - dans lequel il avait perdu l'usage de deux doigts de sa main gauche. Pendant l'année et demie qu'il a passée à l'hôpital, Django a fini par recouvrer, au prix d'efforts inimaginables, sa virtuosité quasi surhumaine et l'expressivité unique de son jeu, mission a priori impossible. Ses médecins en sont restés médusés. Il faut voir Django pour le croire. Universal vient de rééditer un coffret de trois CD augmenté d'un bonus inestimable, « Jazz Hot » (1939), le seul film où l'on peut apercevoir Django jouer avec une bande-son synchrone. Vous n'en reviendrez pas.


Quelques grands musiciens tsiganes actuels comme Boulou et EliosFerré, Stochelo Rosenberg, Tchavolo Schmitt, David et Mandino Reinhardt, Angelo Debarre, Raphaël Faÿs ou Biréli Lagrène célèbrent toujours ce swing manouche à la perfection. Mais plus qu'à la lettre djangologique, c'est à l'esprit d'aventure de leur maître qu'ils sont restés fidèles. Car Django n'a jamais cessé de se quitter, de rêver chaque jour de « rythmes futurs », pour paraphraser le titre d'une de ses plus hallucinantes compositions de 1940.

On ne le répétera jamais assez, Django était tout sauf un conservateur des arts et traditions populaires : un authentique moderne. Des premiers enregistrements de 1928 (banjo et guitare) au côté de l'accordéoniste Jean Vaissade, un des as du musette, aux ultimes et visionnaires enregistrements réalisés en 1953, quelle trajectoire ! Qui passe par le Quintette du Hot Club de France, avec Stéphane Grappelli ou le clarinettiste Hubert Rostaing comme interlocuteurs privilégiés, par les rencontres avec les plus grands jazzmen américains - Coleman Hawkins, Eddie South, Rex Stewart - ou quelque météore comme le violoniste Michel Warlop, ou encore par les ambitieuses tentatives orchestrales du groupe Django's Music...
Mais revenons un instant aux séances du 19 mars et du 8 avril 1953, à quelques semaines de la mort de Django, le 16 mai, à 43 ans. A cette époque, le guitariste a pris ses distances avec Paris. Il ne supporte plus ce statut de musicien de boîtes de nuit. Il passe le plus clair de son temps à peindre ou à pêcher à la mouche, et ne touche pratiquement plus son instrument. Mais depuis la fin de la guerre, la révolution bop, dont Charlie Parker et Dizzy Gillespie sont les meneurs, le travaille.

Il admire ces hommes sans réserve, il sait quel e futur passe par eux. Alors, armé d'une superbe guitare électrique - il a abandonné depuis un moment sa fameuse Selmer # 503 acoustique - dont il utilise à merveille les possibilités sonores (clarté, volume, sustain), entouré de quelques-uns de jeunes « modernistes » parisiens, dont les pianistes Maurice Vander et Martial Solal, il va ces deux jours-là coucher sur bande des choses absolument fabuleuses, comme « Blues for Ike » (solo totalement parkérien, parfum tsigane inimitable), « Brazil » ou « Deccaphonie ». Tout y est, la fluidité, le chant, la clarté, la folie heureuse. Sans ce Django-là, Jim Hall, Pat Metheny ou Pat Martino n'auraient pas existé. Puis Django le Manouche s'est tu. Il ne voulait plus rien. Sinon « la campagne, la p'tite route, le bord de l'eau ». Pour l'éternité.


de qui est cet article de journal .!. les amis quelqun sait ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sylviane
Divine Modératrice
Divine Modératrice


Féminin Nombre de messages: 2195
Age: 52
Localisation: Din ch'Nord
Date d'inscription: 07/08/2006

MessageSujet: Re: Place Django Reinhardt   Mer 10 Fév - 16:11

éric a écrit:
Le senegaulois a écrit:
belle hommage d'un véritable connaisseur ...
je ne savais pas que django s'était enregistré en electrique. Quelqu'un a l'album ?

Qui a écrit l'article eric ?


Bernard Loupias journaliste rubrique musicale du nouvel obs



Encore fatigué Stef Wink

Bises
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 

Place Django Reinhardt

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de Sanseverino - Le Forum :: Autres Artistes :: Discussions générales-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet